Patient or not patient ?
Le 21 Septembre 2005 8h15 du matin, une entorse à la cheville. Malgré la mauvaise réputation de l’hôpital privé du coin, je me rends aux urgences accompagnée de mon fils -heureusement en vacances- je ne peux guère marcher tellement la douleur est intense et cuisante.
Mon fils part garer son véhicule au centre commercial du coin, et bien lui en a pris car la première demi-heure seule est gratuite dans le parking de l'hopital, et le tout aura duré plus de 3 heures sans au bout du compte sortir soigné voire soulagée !
Il y a peu de monde, suis prise en charge à l’accueil par un salarié X, qui décide sans voir mon pied, qu’il faut faire des radios des deux (cheville et pied) je dis qu’il s’agit d’une entorse, je demande à voir un médecin, mais au regard de la fille, je ne proteste plus, je me laisse faire car j’ai mal et n’ai pas l’expérience des « urgences »
«C’est un couloir à gauche l’autre à droite et en suivant »
Quand on peut marcher ce n’est pas un problème mais faites le avec une douleur cuisante à chaque pas et vous m’en direz des nouvelles…
Dans le « couloir de la radio » deux personnes seulement dont une couchée dans un lit roulant.. Personne ne vient... C'est en lisant les nombreuses affiches couvrant les murs qu'on finit par comprendre que ce n’est pas un service d’urgence, qu'on ne doit pas se déplacer... Une secrétaire viendra s’occuper de vous….
Se passe une demi-heure –c’est long quand on a mal et qu’on constate quand même que cette matinée là n’est pas la plus hard de la semaine voire du mois.
La secrétaire vient enfin et prend deux feuilles, vous en dernier alors que vous étiez là avant, avant ? Il s’agit d’un enfant en pleine forme, il em.... pépé et mémé qui mâche un chewing gum sans fermer la bouche.
Vous n'insistez donc pas, vous savez bien que face à un enfant vous n’aurez pas gain de cause et d'ailleurs forte de sa superbe, la secrétaire s'asseoit derrière un bureau dans le couloir (non rassurez vous, elle n’y reste pas, elle ne vient que toutes les 30 minutes, vous demande votre age, votre adresse et même votre numéro de téléphone devant tout le monde).
Tout cela on vous l’a demandé avant à l’accueil, mais dans cet hôpital il n’y a de privé que le nom et le fric qu’on vous demande pour continuer... tout le reste doit être connu de tous, tout juste si on ne vous demande pas haut et fort votre nombre d’amants, ou si vous avez le sida..
Et si comme je l’ai fait vous donnez votre carte « mortelle » au moins pour éviter d'avoir à citer le pire, en souffrant devant tout le monde... à la prochaine personne on vous fera comprendre d'un air hautain « merci, Madame, d’avoir donné tous ces renseignements » haut et bien fort .....
Autrement dit, vous êtes le mauvais élève.
On amène une personne en chaise, entubée, un homme à la chair très pâle presque diaphane…. Visiblement il vient de sa chambre d’hôpital, il n’a pas l’air en bonne santé -on le serait à moins dans ces lieux- il n’est couvert que d’une chemise bleue sur le devant qui laisse voir le dos par derrière, un drap sur les jambes…… Comme on a omis de vous laisser des revues voire un roman policier, vous vous intéressez à ce qui se passe autour de vous….. entre le gosse insupportable tantôt porté par PP tantôt agrippé par MéMé qui lui mâche le chewing gum devant les yeux... un autre qui a aussi mal à la jambe gauche mais au genoux, rien à faire qu'à observer….. et alors on voit que le monsieur à chaise roulante tente de tirer le drap sous ses pieds, il a froid; visiblement il a compris lui qu’il valait mieux ne rien demander.. il a du mal à se plier mais il ne réclame pas, pas plus d’ailleurs que la personne toujours dans son lit roulant…… j’allais intervenir, quand je vois qu’il est arrivé à couvrir ses pieds…
Et à ce moment-là on m’appelle…
Je ne sais pas pourquoi je dois parcourir un long couloir alors que lorsque je vais ressortir on va me dire que le couloir d’attente est là juste derrière l'autre porte, mais il faut dire à la décharge de cette personne que ce sera la seule à peu près « humaine » de toutes celles côtoyées le long de cette longue matinée, même si elle n’a pas eu l’air de bien comprendre que je ne pouvais tordre mon pied dans tous les sens qu’elle désirait.
Elle me dira : venez à votre rythme, et en effet je ne viens pas vite car chaque pas est douloureux.
Je ressors donc en direct sur le couloir d’attente « radio »; il se passe 40 minutes le mioche passe toujours devant, et enfin on vous appelle, pas pour commenter les résultats de la radio, non, mais pour payer, ce que vous auriez tort de ne pas avoir compris car c’est écrit par voie d’affiche au moins trois fois sur les murs... C'est comme les affiches de caisses d’un supermarché : vous êtes client, vous voulez payer, mais vous êtes dans la file des "cartes spéciales" ou dans la file des « handicapés » ou celle des femmes enceintes bref, vous êtes "normal" et de nos jours il ne fait pas bon refuser d'être encarté et vouloir payer ou souffrir et vouloir être soulagé.
Une fois dûment payé au prix fort avec dépassement : 6 clichés pour une pauvre entorse de la cheville gauche, on vous demande de retourner aux urgences..
long couloir à droite puis à gauche et banc en bois à nouveau, dans le couloir de l’entrée.
Déjà près d'une heure sans le moindre soin.
Au bout de 40 minutes avec comme lecture les consignes de service au mur, mon fils gentil me demande si je ne veux pas un café et il est le bienvenu (mon fils comme le café). On lui indique couloir à droite à gauche tout droit puis à droite, il revient 10 minutes après, je commence à déguster ce breuvage bienvenu alors que je ne sais toujours pas comment poser mon pied douloureux quand je vois une personne habillée en civil sortir des lieux.... comme ça fait 40 minutes qu'on a vu personne bouger (nous sommes trois dans le couloir) je l'interpelle pour lui demander s’il y a bien un médecin….. Elle ne répond pas, j’insiste, elle se méprend sur le sens de ma question et rétorque en criant
« mais qu’est ce que c’est que cette question idiote ? » juste au moment ou on appelle mon nom.
La secrétaire me dirige en freinant à regret son allure le long d’un long couloir à gauche puis à droite, comme elle s’interroge sur la réaction de la dame en civil – je lui explique que voilà plus de deux heures que je suis là avec une entorse douloureuse, qu'on ne me propose ni chaise roulante, ni soin pour diminuer la douleur.... j'ai donc en effet osé demander à cette personne en civil -que j'ai prise pour une "chef" - si un médecin était là... et j'explique, en effet, il aurait pu être allé opérer… Que connaît on des urgences si on ne vous donne pas le mode d'emploi, si on n’en a pas l’habitude, si on ne regarde pas la télé –et à la télé c’est bien mieux parait-il ?
Elle m’installe dans une pièce et déjà s’insurge : "vous n’auriez rien dû boire" comme je m’étonne de son ton et de sa remarque pour un café (elle doit avoir 25 ans et moi le double, en tant que patient -et jamais je ne m'étais rendu compte à quel point ce mot-là est bien trouvé- on vous prend pour un enfant stupide, quel que soit l'âge... et le respect n'est dû qu'à ceux qui y travaillent) elle continue l'anamnèse : nom prénom adresse (elle a déjà tout ça) si j’ai déjà été malade, si je suis sensible à certains médicaments; j’ai le malheur de lui demander un calmant, elle dit que je verrais cela avec le médecin, puis elle me laisse là, les radios fichées dans le tableau éclairé de la salle éclairée, le pied pendant de tout son long.
Pourquoi j'insiste sur l'éclairage? C'est que je n’ai pas bien dormi avec la douleur, et que le lit roulant sur lequel on m'a proposé de m'asseoir, est le bienvenu au bout d’une demi-heure, même si les lumières sont à la fois gênantes et inutiles.
A un moment (j’entends rire dans les couloirs, je sais par Madame la radiologue que ce n’est pas un jour de grosse affluence bien au contraire) je crois que le médecin arrive, mais non c’est toujours la "sal-a-riée" qui vient déposer qq chose, sans frapper, au risque de vous réveiller….. à ma question "si ça risque de durer longtemps" ? elle dit ne pas pouvoir répondre.
Ayant pénétré les lieux pour être soulagée, je décide alors de donner au temps jusqu’à 11h00 pour que le médecin vienne.
Il est 10h34……..Elle vient à 10h55, elle est en civil, elle a un sourire ironique et elle ne dit pas bonjour... Je comprends alors que je lui dois cette attente d’une heure seule dans cette pièce -mon fils devant s'inquiéter de plus de ce long soin- c’est elle qui m’a répondu que je posais une question idiote en demandant si un médecin était dans la salle.
J’attends qu’elle me soigne alors je ne dis rien… et qu’est ce qu’elle fait ? Elle refait l’anamnèse avec exactement les mêmes questions -peut être qu'elle ne sait pas lire ?
Elle commence à poser son ordonnance sous forme de croix -elle ne sait peut être pas écrire ? Elle compare enfin les deux pieds et finit par dire effectivement qu’il y a un gros œdème et un hématome….. puis elle se lave les mains et repose son ordonnance sans me proposer aucun choix...
C’est forcément une attelle, un anti inflamatoire, des béquilles, et un antidouleur à haute dose… pour chaque mot, elle récite le mode d'emploi très vite, à la manière de ceux qui épellent leur nom, elle connait ça par coeur, mais pas moi.
En tous cas, dans son langage cela veut dire que j'ai vraiment mal, mais elle s'en fout, elle est brave, elle, surtout avec la douleur des autres.
Alors j’ose lui dire : vous ne l’installez pas cette attelle ? Vous ne me donnez rien ?
Elle dit d'un air agaçé : "non c’est à la pharmacie que vous trouverez tout ça", et sur ces mots elle met dans la pochette les radios qu’elle n’a même pas vraiment observées... (Elle ne sait peut être pas soigner non plus ?)
Alors je me risque : « j’ai attendu tout ce temps-là et payé des radios inutiles pour rien ? »
Elle ricane : "ce sont ceux qui ont le moins qui gueulent le plus"…..
Je lui dis : Madame, je me rends compte que tout ce qu'on dit sur cet hôpital est vrai, en particulier vous–même n’êtes certainement pas à votre place pour la prise en charge de la douleur, je ne reviendrais jamais si Dieu me prête cela possible.
Elle m’a dit : "tant mieux pour moi comme pour vous"
En effet, tant mieux pour moi, avec sa façon de n'être pas "patiente" on peut comprendre qu’elle préfère se balader en civil dans les couloirs et toiser les plus que "patients" qui lui réclameraient son aide : "Madame l'urgentiste affublée d'un CAP, vaquez donc il n'y a pas d'urgence à être humain"
Patient or not Patient ?
Agacette de l'Agaçon
Le 21 Septembre 2005 8h15 du matin, une entorse à la cheville. Malgré la mauvaise réputation de l’hôpital privé du coin, je me rends aux urgences accompagnée de mon fils -heureusement en vacances- je ne peux guère marcher tellement la douleur est intense et cuisante.
Mon fils part garer son véhicule au centre commercial du coin, et bien lui en a pris car la première demi-heure seule est gratuite dans le parking de l'hopital, et le tout aura duré plus de 3 heures sans au bout du compte sortir soigné voire soulagée !
Il y a peu de monde, suis prise en charge à l’accueil par un salarié X, qui décide sans voir mon pied, qu’il faut faire des radios des deux (cheville et pied) je dis qu’il s’agit d’une entorse, je demande à voir un médecin, mais au regard de la fille, je ne proteste plus, je me laisse faire car j’ai mal et n’ai pas l’expérience des « urgences »
«C’est un couloir à gauche l’autre à droite et en suivant »
Quand on peut marcher ce n’est pas un problème mais faites le avec une douleur cuisante à chaque pas et vous m’en direz des nouvelles…
Dans le « couloir de la radio » deux personnes seulement dont une couchée dans un lit roulant.. Personne ne vient... C'est en lisant les nombreuses affiches couvrant les murs qu'on finit par comprendre que ce n’est pas un service d’urgence, qu'on ne doit pas se déplacer... Une secrétaire viendra s’occuper de vous….
Se passe une demi-heure –c’est long quand on a mal et qu’on constate quand même que cette matinée là n’est pas la plus hard de la semaine voire du mois.
La secrétaire vient enfin et prend deux feuilles, vous en dernier alors que vous étiez là avant, avant ? Il s’agit d’un enfant en pleine forme, il em.... pépé et mémé qui mâche un chewing gum sans fermer la bouche.
Vous n'insistez donc pas, vous savez bien que face à un enfant vous n’aurez pas gain de cause et d'ailleurs forte de sa superbe, la secrétaire s'asseoit derrière un bureau dans le couloir (non rassurez vous, elle n’y reste pas, elle ne vient que toutes les 30 minutes, vous demande votre age, votre adresse et même votre numéro de téléphone devant tout le monde).
Tout cela on vous l’a demandé avant à l’accueil, mais dans cet hôpital il n’y a de privé que le nom et le fric qu’on vous demande pour continuer... tout le reste doit être connu de tous, tout juste si on ne vous demande pas haut et fort votre nombre d’amants, ou si vous avez le sida..
Et si comme je l’ai fait vous donnez votre carte « mortelle » au moins pour éviter d'avoir à citer le pire, en souffrant devant tout le monde... à la prochaine personne on vous fera comprendre d'un air hautain « merci, Madame, d’avoir donné tous ces renseignements » haut et bien fort .....
Autrement dit, vous êtes le mauvais élève.
On amène une personne en chaise, entubée, un homme à la chair très pâle presque diaphane…. Visiblement il vient de sa chambre d’hôpital, il n’a pas l’air en bonne santé -on le serait à moins dans ces lieux- il n’est couvert que d’une chemise bleue sur le devant qui laisse voir le dos par derrière, un drap sur les jambes…… Comme on a omis de vous laisser des revues voire un roman policier, vous vous intéressez à ce qui se passe autour de vous….. entre le gosse insupportable tantôt porté par PP tantôt agrippé par MéMé qui lui mâche le chewing gum devant les yeux... un autre qui a aussi mal à la jambe gauche mais au genoux, rien à faire qu'à observer….. et alors on voit que le monsieur à chaise roulante tente de tirer le drap sous ses pieds, il a froid; visiblement il a compris lui qu’il valait mieux ne rien demander.. il a du mal à se plier mais il ne réclame pas, pas plus d’ailleurs que la personne toujours dans son lit roulant…… j’allais intervenir, quand je vois qu’il est arrivé à couvrir ses pieds…
Et à ce moment-là on m’appelle…
Je ne sais pas pourquoi je dois parcourir un long couloir alors que lorsque je vais ressortir on va me dire que le couloir d’attente est là juste derrière l'autre porte, mais il faut dire à la décharge de cette personne que ce sera la seule à peu près « humaine » de toutes celles côtoyées le long de cette longue matinée, même si elle n’a pas eu l’air de bien comprendre que je ne pouvais tordre mon pied dans tous les sens qu’elle désirait.
Elle me dira : venez à votre rythme, et en effet je ne viens pas vite car chaque pas est douloureux.
Je ressors donc en direct sur le couloir d’attente « radio »; il se passe 40 minutes le mioche passe toujours devant, et enfin on vous appelle, pas pour commenter les résultats de la radio, non, mais pour payer, ce que vous auriez tort de ne pas avoir compris car c’est écrit par voie d’affiche au moins trois fois sur les murs... C'est comme les affiches de caisses d’un supermarché : vous êtes client, vous voulez payer, mais vous êtes dans la file des "cartes spéciales" ou dans la file des « handicapés » ou celle des femmes enceintes bref, vous êtes "normal" et de nos jours il ne fait pas bon refuser d'être encarté et vouloir payer ou souffrir et vouloir être soulagé.
Une fois dûment payé au prix fort avec dépassement : 6 clichés pour une pauvre entorse de la cheville gauche, on vous demande de retourner aux urgences..
long couloir à droite puis à gauche et banc en bois à nouveau, dans le couloir de l’entrée.
Déjà près d'une heure sans le moindre soin.
Au bout de 40 minutes avec comme lecture les consignes de service au mur, mon fils gentil me demande si je ne veux pas un café et il est le bienvenu (mon fils comme le café). On lui indique couloir à droite à gauche tout droit puis à droite, il revient 10 minutes après, je commence à déguster ce breuvage bienvenu alors que je ne sais toujours pas comment poser mon pied douloureux quand je vois une personne habillée en civil sortir des lieux.... comme ça fait 40 minutes qu'on a vu personne bouger (nous sommes trois dans le couloir) je l'interpelle pour lui demander s’il y a bien un médecin….. Elle ne répond pas, j’insiste, elle se méprend sur le sens de ma question et rétorque en criant
« mais qu’est ce que c’est que cette question idiote ? » juste au moment ou on appelle mon nom.
La secrétaire me dirige en freinant à regret son allure le long d’un long couloir à gauche puis à droite, comme elle s’interroge sur la réaction de la dame en civil – je lui explique que voilà plus de deux heures que je suis là avec une entorse douloureuse, qu'on ne me propose ni chaise roulante, ni soin pour diminuer la douleur.... j'ai donc en effet osé demander à cette personne en civil -que j'ai prise pour une "chef" - si un médecin était là... et j'explique, en effet, il aurait pu être allé opérer… Que connaît on des urgences si on ne vous donne pas le mode d'emploi, si on n’en a pas l’habitude, si on ne regarde pas la télé –et à la télé c’est bien mieux parait-il ?
Elle m’installe dans une pièce et déjà s’insurge : "vous n’auriez rien dû boire" comme je m’étonne de son ton et de sa remarque pour un café (elle doit avoir 25 ans et moi le double, en tant que patient -et jamais je ne m'étais rendu compte à quel point ce mot-là est bien trouvé- on vous prend pour un enfant stupide, quel que soit l'âge... et le respect n'est dû qu'à ceux qui y travaillent) elle continue l'anamnèse : nom prénom adresse (elle a déjà tout ça) si j’ai déjà été malade, si je suis sensible à certains médicaments; j’ai le malheur de lui demander un calmant, elle dit que je verrais cela avec le médecin, puis elle me laisse là, les radios fichées dans le tableau éclairé de la salle éclairée, le pied pendant de tout son long.
Pourquoi j'insiste sur l'éclairage? C'est que je n’ai pas bien dormi avec la douleur, et que le lit roulant sur lequel on m'a proposé de m'asseoir, est le bienvenu au bout d’une demi-heure, même si les lumières sont à la fois gênantes et inutiles.
A un moment (j’entends rire dans les couloirs, je sais par Madame la radiologue que ce n’est pas un jour de grosse affluence bien au contraire) je crois que le médecin arrive, mais non c’est toujours la "sal-a-riée" qui vient déposer qq chose, sans frapper, au risque de vous réveiller….. à ma question "si ça risque de durer longtemps" ? elle dit ne pas pouvoir répondre.
Ayant pénétré les lieux pour être soulagée, je décide alors de donner au temps jusqu’à 11h00 pour que le médecin vienne.
Il est 10h34……..Elle vient à 10h55, elle est en civil, elle a un sourire ironique et elle ne dit pas bonjour... Je comprends alors que je lui dois cette attente d’une heure seule dans cette pièce -mon fils devant s'inquiéter de plus de ce long soin- c’est elle qui m’a répondu que je posais une question idiote en demandant si un médecin était dans la salle.
J’attends qu’elle me soigne alors je ne dis rien… et qu’est ce qu’elle fait ? Elle refait l’anamnèse avec exactement les mêmes questions -peut être qu'elle ne sait pas lire ?
Elle commence à poser son ordonnance sous forme de croix -elle ne sait peut être pas écrire ? Elle compare enfin les deux pieds et finit par dire effectivement qu’il y a un gros œdème et un hématome….. puis elle se lave les mains et repose son ordonnance sans me proposer aucun choix...
C’est forcément une attelle, un anti inflamatoire, des béquilles, et un antidouleur à haute dose… pour chaque mot, elle récite le mode d'emploi très vite, à la manière de ceux qui épellent leur nom, elle connait ça par coeur, mais pas moi.
En tous cas, dans son langage cela veut dire que j'ai vraiment mal, mais elle s'en fout, elle est brave, elle, surtout avec la douleur des autres.
Alors j’ose lui dire : vous ne l’installez pas cette attelle ? Vous ne me donnez rien ?
Elle dit d'un air agaçé : "non c’est à la pharmacie que vous trouverez tout ça", et sur ces mots elle met dans la pochette les radios qu’elle n’a même pas vraiment observées... (Elle ne sait peut être pas soigner non plus ?)
Alors je me risque : « j’ai attendu tout ce temps-là et payé des radios inutiles pour rien ? »
Elle ricane : "ce sont ceux qui ont le moins qui gueulent le plus"…..
Je lui dis : Madame, je me rends compte que tout ce qu'on dit sur cet hôpital est vrai, en particulier vous–même n’êtes certainement pas à votre place pour la prise en charge de la douleur, je ne reviendrais jamais si Dieu me prête cela possible.
Elle m’a dit : "tant mieux pour moi comme pour vous"
En effet, tant mieux pour moi, avec sa façon de n'être pas "patiente" on peut comprendre qu’elle préfère se balader en civil dans les couloirs et toiser les plus que "patients" qui lui réclameraient son aide : "Madame l'urgentiste affublée d'un CAP, vaquez donc il n'y a pas d'urgence à être humain"
Patient or not Patient ?
Agacette de l'Agaçon
